ROMAN AU-DELÀ DU VERTIGE

AU-DELÀ DU VERTIGE

ROMAN « AU-DELÀ DU VERTIGE »

ROMAN AU-DELÀ DU VERTIGE

Un roman de 291 pages  dont j’ai corrigé le manuscrit en Juin 2014 en collaboration avec son auteur: François JALADEAU. Roman dont j’ai écrit la Préface et la quatrième de couverture:

PREFACE

 François JALADEAU, jeune auteur, éternel amant se lance dans une première œuvre exigeante car elle touche au mystère de l’homme, l’amour, sentiment universel. Chacun de nous aspire à atteindre cette altérité partagée mais François JALADEAU, plus que tout autre, voue sa vie entière à cette vaine utopie.

 François Paul, Paul François a reçu pour son cadeau de naissance une part incommensurable de cet amour de la part de sa maman qui l’a ouvert à ce sentiment grandiose, l’a initié aux arcanes du cœur et à la complexité de ses méandres. Sa vie sera une quête du sentiment amoureux, seul capable de combler la vacuité de son existence…

 L’homme ordinaire ne revendique que rarement sa part de féminité, il regimbe devant l’obstacle. Paul, héros romanesque perdu dans ce siècle de goujats a gardé la chevalerie des temps anciens et s’est emparé de la délicatesse des hommes nouveaux. Tout entier homme, fougueux, impétueux, ardent, viril, il pense, vit, incarne la femme qui est aussi en lui.

 Par une écriture nerveuse, griffée de répétitions comme les traces des ongles dans la chair, par un ton empreint de mélancolie comme le souffle d’un mourant, par un chemin borné des plus grands poètes surréalistes, François JALADEAU nous invite dans son monde fantasmé, dans sa course à l’idéal amoureux jamais achevée.

 Ce premier livre ouvre le chemin …

 Valérie JEAN

QUATRIÈME DE COUVERTURE

« Tout ceci, tout…n’est qu’une lettre sans fin vers toi que j’écris, que je t’écris. Tout…n’est qu’une lettre débordante tour à tour de toi et de mon amour, de ta présence et de ton absence, une lettre de vie. Lettre qui ne finira pas : elle est en moi, coule comme le sang dans mes veines, traverse tous les évènements qui font battre mon cœur, déroule ma vie. Cette lettre ne trouvera un point final qu’au terme de mon existence. Le temps sur toi n’a pas de prise. »

 

L’itinéraire de Paul est singulier. L’absolu d’un premier amour. La plénitude inachevée du second. Tout le reste a si peu d’importance, Paul en est convaincu.

Chaque itinéraire connaît des moments marquants, convulsifs, décisifs, quelquefois heureux, quelquefois dramatiques. Tous, nous avons vibré de manière sensiblement la même et pourtant différemment, pour autre chose aussi…peut-être.

L’incursion dans l’univers des surréalistes offre la pensée de ses grands auteurs, référence qui accompagne et guide Paul.

Nous entrons dans l’ivresse et les affres des amours qui hantent et taraudent. Des personnages ancrés imprègnent la mémoire et le présent d’un homme…

 François JALADEAU, auteur du roman "Au-delà du vertige"

 

 

 

 

 

Contact : jaladeauf@gmail.com

GÉNÈSE

 

 

Paul ne peut s’empêcher d’écrire, d’exprimer sa débâcle, la décortiquer pour mieux en comprendre les rouages. Il espère ainsi trouver les remèdes à sa déconvenue.

Les sentiments sont intacts, rien ne meurt en nous. La vie nous donne le désir constant de posséder l’autre, mais elle ne nous en offre pas toujours les moyens. Ainsi jusqu’au bout nous courons après ce rêve impossible.

Ce récit, immersion dans l’intime, contient la vraie nature de Paul, tout ce qu’il est. Son histoire rend compte de l’imperfection, de tout ce qui demeure inachevé, irrésolu en lui.

Paul sent le désarroi stupéfiant qu’il entretient entre sa pensée et le langage, la difficulté d’établir une osmose entre les deux, pour s’exprimer avec son âme. C’est la raison de sa préférence pour l’écrit depuis toujours.

Le langage parlé est un outil pratique et rapide, un outil universel commode. Grace au langage on se vend, on obtient, on convainc, on séduit. Mais ce n’est qu’un outil, entre autre un outil « alimentaire » indispensable.

La littérature et de surcroît l’écriture vont au-delà ; les mots prennent un tout autre sens : leur musique, l’harmonie qui s’en dégage, le rythme et l’équilibre des phrases donnent une épaisseur, une profondeur à la pensée, à la sensibilité la plus enfouie, la plus oubliée parfois, égalée en cela seulement par la musique et l’art. Ce sont des capteurs d’émotions. Ils rentrent au-dedans de nous : là où nous nous sommes parfois perdus, oubliés, modelés, transformés, avec l’âge, la maturité, la vie quotidienne, que sais-je encore… Ils nous obligent à regarder en face ce que nous sommes vraiment, ou ce que nous sommes parfois devenus réellement. De même l’amour si beau, si entier, se transforme, plus ou moins progressivement, avec le temps, la maturité, l’âge, la vie.

Paul a toujours été convaincu de cela. Sa conviction est confirmée aujourd’hui. Son vécu s’en est chargé. D’où son désarroi.

Il est au milieu de son entreprise, au milieu du guet. Achèvera-t-il d’écrire ce récit ? Il continue de s’y atteler, il veut aboutir.

 

Le récit n’est qu’un fil conducteur : les mots doivent transcender et l’émotion passer, l’humain exhorter la pensée, l’écriture à prendre forme, s’incarner. Donner de la chair au récit plus que de raconter. Magnifier le texte par l’adéquation harmonieuse du verbe avec le ressenti, la respiration des phrases ; libérer la pensée. C’est l’objectif que s’est fixé Paul.

Y parviendra-t-il ?

 

Si le texte intéresse un lecteur anonyme, quelque soit son objectif, l’intérêt qui le motive, l’histoire, le style, l’émotion suscitée, l’harmonie du texte, que sais je encore… Alors Paul aura en partie atteint son but. L’aboutissement de son projet d’écriture en sera d’autant plus patent.

 

Un livre est une borne kilométrique à un endroit du parcours, dont on ne connaît pas l’issue.

L’écriture d’un livre s’ouvre comme une brèche dans la vie. Plus exactement, en écrivant on n’ouvre pas un livre : il prend naissance et s’ouvre à nous, plus précisément il nous entaille. On s’y perd pour s’y retrouver. On s’y retrouve dans le sens que prennent les mots, sens enfoui dans leurs « replis ». Ces mots qui gisent dans les revers de la vie, ses fortunes et ses infortunes : les revers de fortune, dit-on…

Le lecteur qui découvre le livre, s’en imprègne aussitôt et se laisse envahir.

 

Auteur ou lecteur, voilà pourquoi en réalité, on n’ouvre pas un livre. C’est lui qui nous ouvre, nous entaille, devrais-je écrire… Nous obsède.

Ne dévore-t-on pas un livre pour s’en libérer ?

 

A l’instar de Pierre Ouellet[1], on regarde le monde par nos blessures bien plus que par nos yeux. Il écrit :

« Chaque plaie est un œil secret que creuse dans notre chair le temps qui heurte et blesse, bien plus qu’il ne s’écoule sur notre peau. Le temps frappe, en fait. Comme si chaque parcelle de notre corps était un obstacle, qu’il doit abattre. Pour voir le temps venir, il faut bien plus que ses deux yeux. On a besoin des orbites creuses de toutes ces plaies que rouvrent en nous les souvenirs les plus acérés, ces regards perçant du fond de son crâne avec lesquels on veille ce qui nous arrive. »

 

Paul doit remonter le temps et reprendre les éléments marquants de sa vie, mais sans filet ni tuteur : seul. Il n’y a plus de correspondance servant d’appui à ses souvenirs, à son histoire. La situation est différente.

 

 

[1] Asiles Langues d’accueil Collection Métissages

LA QUÊTE

 Paul écrivait pour se dépasser, se transcender. Il voulait tendre vers la notion de limpidité : écrire le plus clairement possible mais aussi de façon la plus harmonieuse, la plus agréable à lire. Il tentait de ciseler ses phrases, de trouver le mot juste, pour transmettre au travers de son ressenti, une véritable émotion au lecteur, pour l’accompagner dans son intériorité, pour essayer de toucher son âme.

En écrivant il prend conscience de la nécessité d’être lu. Il écrivait pour lui, puis s’est très vite rendu à l’évidence : c’était secondaire, loin d’être suffisant ; il fallait être lu. Et s’il était lu, il devait être compris, entendu. Il fallait qu’il entraîne les lecteurs potentiels vers un dépassement de leur quotidien, un dépassement d’eux-mêmes, vers leurs aspirations les plus secrètes et qu’il les fasse aussi rêver.

Mais Paul ne voulait pas s’astreindre à s’adapter aux contingences de l’époque. Il s’y refusait. Eternel dilemme de l’écrivain débutant et naïf !

 C’est par l’amour et le désir que se régénère inéluctablement son besoin d’écrire, d’exprimer et transmettre ce qui le pénètre, le bouleverse et l’envahit. C’était en lui. Comme une maladie. Lorsqu’une idée surgissait, il lui fallait la noter et la laisser mûrir. Il fallait qu’elle se transforme en illumination.

Pour Paul écrire un livre ne se définissait pas comme un rapport aux mots : il s’agissait en fait d’un rapport aux gens. Il voulait donner tout ce qu’il avait en lui, toute son énergie parce que c’était peut-être le dernier. Le premier et le dernier. Il fallait qu’il soit capable de ressentir plus fort que les autres et de transmettre ensuite. Il lui fallait écrire pour être lu et surtout pour être entendu.

 Il se devait de rechercher un correcteur, écrivain privé si possible, pour soustraire au maximum l’amateurisme de ce premier travail d’écriture. Ce correcteur devait être une femme, il ne l’envisageait pas autrement. Les hommes le rebutaient pour ce type de travail. Leur sensibilité, leurs centres d’intérêts, étaient trop éloignés des siens. Paul n’aimait pas leur façon d’appréhender la vie, d’exister. Il était convaincu qu’un homme ne saurait pas le deviner, épouser son ressenti et ses sentiments aussi bien qu’une femme, suffisamment troublée, pour l’incarner.

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