TÉMOIGNAGES, Livre maltraitance

L’envol

Le livre  « L’ENVOL » de EUQINIMOD

TÉMOIGNAGES, Livre maltraitance

Corrections d’un livre en collaboration avec Dominique. Ce travail a nécessité 11h30 de réécriture.

L’histoire courageuse et exemplaire qui lutte à la fois contre la maladie et contre la manipulation d’un homme qui dit l’aimer.

EXTRAITS DU LIVRE

Préface

L’écriture de ce livre m’a permis de coucher sur le papier le récit de ma vie avec ses joies et ses douleurs. Le titre « L’envol » n’est pas le fruit du hasard, mais d’une évidence qui s’est présentée à moi tel un magnifique papillon qui sort de son cocon pour vivre une nouvelle vie. C’est un peu mon histoire, celle d’une métamorphose et d’une renaissance.

Mais, en écrivant ce livre, j’ai aussi voulu apporter un sincère témoignage à tous ceux qui me liront et redonner le goût de cultiver l’espoir à ceux qui n’en ont plus.

Dans chaque vie, quelle qu’elle soit, nous rencontrons tous des épreuves et de douloureux moments à passer. Mais tout n’est pas perdu. La vie est belle et précieuse et chacun doit réfléchir à ce qu’il désire en faire. L’ESPOIR en est une de ses nombreuses variantes essentielles au bonheur. Dans chaque être humain, il y a un joyau qui ne demande qu’à briller au soleil. Même les êtres qui commettent les actes les plus horribles et répréhensibles peuvent un jour changer et devenir meilleurs. Prendre un nouvel envol !

Les roses se flétrissent

Malheureusement, à partir de ce moment-là , notre relation a commencé à se dégrader. Lorsque nous étions invités dans sa famille, il lui arrivait de ne plus faire cas de moi pendant une grande partie du repas. J’avais le sentiment de ne plus exister à ses yeux ou du moins de ne plus avoir la même importance qu’aux premiers jours. Je souffrais, particulièrement, de sa façon de m’adresser la parole, de me faire taire, de son manque de délicatesse. J’avais toujours été respectée par mes parents et je n’étais pas habituée à cette attitude cavalière. Mais surtout, je ne comprenais pas la raison de ce changement envers moi. Désemparée, je pleurais régulièrement jusqu’un soir, où mes beaux parents réagirent face à mes larmes. Mon beau-père a alors raisonné son fils. Je lui en sais gré.

Autre chose nous séparait : nous n’étions pas du même niveau social et sans doute cela se ressentait dans nos rapports, en particulier quand nous faisions les magasins. Si je voulais faire un achat, très vite il s’emportait et je devais alors renoncer. Je m’obligeais, ce qui me paraissait normal à ce moment-là, à faire de gros efforts, non sans mal, pour éviter toute situation à risque. C’était ma chère Maman qui continuait à me gâter jusqu’à notre mariage. Avec le temps, elle s’était aperçue de l’attitude de mon futur mari envers moi et m’avait mise en garde. Mais même si son expérience lui dictait de m’alerter, elle respectait mon choix.

La maladie s’acharne

En très peu de temps, je venais de perdre mon père, ma grand-mère et ma mère, des êtres qui m’étaient si chers. Ce fut pour moi un véritable choc. À mon tour, ma santé commençait à se dégrader et cela allait changer le cours de ma vie. Le contrecoup de la disparition de Maman ne tarda pas à se manifester par de douloureux maux de ventre qui vinrent s’ajouter au chagrin. Évidemment, ma sœur souffrait des mêmes symptômes. Les enfants ne sont-ils pas le fruit de la matrice située dans le ventre de leur mère ? N’était-ce pas à cet endroit même que nous avions été reliées par le cordon ombilical à notre chère Maman à mesure que nous devenions un petit être ?

Rien d’étonnant à réagir avec autant de souffrance lorsque ces liens n’existent plus. Pour remédier à mon état, j’ai dû me mettre à la recherche d’un traitement pour me soulager, j’ai multiplié les rencontres avec des médecins, des gynécologues, des homéopathes, mais en vain. J’ai dû supporter ce mal pendant deux années qui m’ont paru sans fin. Affronter une telle situation était terrible. Malgré ces difficultés, je devais faire face, comme la majorité des personnes, à de très nombreuses tâches quotidiennes. Du matin au soir, je menais une course effrénée. Levée de bonne heure, après avoir fait mon ménage et rangé ma maison, je m’acquittais de mon devoir de maman avant de partir au bureau pour assister mon mari dans la gestion de son entreprise et je quittais mon travail à 16 h pour aller chercher au bus mon petit dernier qui n’avait alors que huit ans et avait besoin de sa mère. Je ne voulais pas qu’il se retrouve seul à la maison. Comment aurais-je pu avoir la FORCE d’affronter et de rester debout si Dieu ne m’avait pas soutenue ? Force est de constater que ma santé vacillait de plus en plus. En juillet 2003, après avoir découvert que j’avais des fibromes, dont un énorme, la décision fût prise de m’opérer d’urgence et de pratiquer une hystérectomie, car on suspectait la présence d’un cancer de l’utérus. Les derniers temps, j’avais beaucoup de peine à marcher et à conduire pour me rendre au travail. Mon ventre était gros et douloureux. Le jour où je devais rentrer à la clinique, j’ai dû me rendre malgré tout au travail toute la matinée. Il me fallait planifier le travail afin que mon mari ne soit pas perdu, car mon séjour allait durer une semaine.

L’impuissance médicale

En 2004, après avoir passé une année alitée, j’ai pris sur moi pour mener une vie plus normale et vaquer aux occupations quotidiennes d’une personne bien portante. Je tenais à reprendre ma place de mère de famille dans la maison, mais ce ne fut pas simple, car, si ma fille avait pris ses marques, moi je les avais perdues. Pour combattre cette épreuve qui faisait, désormais, partie de ma vie, j’ai exploré de nombreuses méthodes et rencontré différents spécialistes. Je me suis même rendue, avec mon mari, en Allemagne pour expérimenter un traitement, mais en vain. Je dois remercier mon mari pour ce grand effort affectif et son aide pécuniaire. Comme rien ne marchait, il n’y n’avait guère d’autres solutions que d’augmenter la dose de morphine.

En 2007, mon médecin traitant déclara que je souffrais de fibromyalgie, maladie auto-immune qui touche les muscles et les nerfs. Il se montra alors étonné de mon ignorance. « Comment ? Vous ne le saviez pas » ! « Non, on ne me l’avait jamais dit ! J’entends ce nom pour la première fois » ! Ainsi, il m’aura fallu attendre plusieurs années avant de pouvoir mettre un nom sur ma maladie

L’illusion perdue

Un jour, que nous nous trouvions dans notre salle de bains et après une situation délicate j’avais adopté une posture plus défensive et j’ai affirmé mon point de vue. Mon mari m’a alors traitée de « folle ». alors que je me lavais la tête dans la baignoire. Excédée par ses insultes, j’ai retourné le pommeau de la douche vers son visage et je l’ai arrosé. Vexé, il m’a giflée avec une telle violence que je suis tombée à terre. J’ai perdu presque connaissance et tout tournait autour de moi. J’ai eu du mal à me relever les yeux remplis de larmes, la joue enflée et douloureuse. J’avais le cœur brisé par cette double humiliation. Mais que faire ? Je ne pouvais que laisser faire le temps pour mes enfants.

Je me sentais perdue, anéantie, trahie, choquée, apeurée, impuissante. Pourtant, il m’a fallu réagir, car j’avais les enfants. Pour moi, il avait été trop loin. Je l’ai menacé de faire ma valise et de partir sur-le-champ mais il ne me prenait pas au sérieux ; car jusqu’à présent je n’avais jamais mis mes menaces à exécution, espérant toujours qu’il changerait. Je n’étais plus crédible à ses yeux. N’hésitant pas à me manipuler, il avait l’art de reporter la faute sur moi afin de me culpabiliser. Il me laissait entendre que j’avais mérité cette gifle que ce n’était pas si grave que ça. Qu’il ne fallait pas ennuyer les parents avec nos histoires de couple ! Bref, il tournait toujours la situation à son avantage. Ce qui est terrible, c’est qu’il pouvait s’excuser me promettant de ne plus recommencer ! Mais mon amour, à cette époque pour lui, m’empêchait d’admettre la terrible vérité.

L’agression physique, un tournant

Au mois de juin 2008, lasse des rendez-vous infructueux et des méthodes inefficaces, j’ai décidé de partir en cure pendant trois semaines dans les Landes. Au moins, cela me permettrait de m’occuper un peu de moi et d’échapper quelque temps au climat tendu et stressant qui régnait dans mon couple. Si les soins étaient entièrement pris en charge par la Sécurité sociale, je devais payer l’hébergement et la nourriture. Comme ces frais représentaient une somme assez rondelette, il m’a fallu mettre de l’argent de côté. Mais j’étais très motivée, rien ne pouvait m’arrêter. À cette époque, j’avais commencé à former ma fille pour le travail, car je n’arrivais plus à me concentrer suffisamment. Et c’est ensemble que nous gérions la Société de mon mari. Elle m’a soutenue dans la planification de ma cure et dans sa mise en œuvre. Ainsi, j’ai pu partir sereine sachant qu’elle serait à la hauteur pour me remplacer. Lors de ce séjour, je fus traitée non seulement pour la fibromyalgie, mais aussi pour l’obésité. Car s’il y eut une période où j’avais maigri, par la suite, j’avais repris du poids. Mon inactivité en était la cause principale et cela aussi déplaisait à mon mari. La cure m’a été entièrement bénéfique. J’avais maigri et j’avais gagné en souplesse. Je pouvais me baisser, ce qui n’était pas le cas au début du séjour. J’entretenais mon corps en faisant chaque jour des longueurs dans la piscine. Enfin, je revivais. De plus, j’étais dorlotée par le personnel, ce qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps. J’avais enfin le temps de ne penser qu’à moi, de me retrouver avec moi-même. La nourriture était saine et équilibrée, dans un cadre enchanteur et naturel. En dehors des soins, j’étais entièrement libre de mon temps. De plus, le stress engendré par les mauvaises relations avec mon mari avait disparu. Bref, à la fin de la cure, j’étais en pleine forme. Ce fut pour moi une véritable renaissance ! Pendant mon séjour j’étais toujours en contact avec mon mari et surtout mes enfants. Nous nous appelions tous les jours et je crois que cela les réjouissait et leur faisait du bien de savoir que leur maman était heureuse de passer un agréable séjour profitable à sa santé.

   Mais lorsqu’à la fin de la cure, mon mari est venu me chercher, il s’est passé un drame. J’étais vraiment contente de le retrouver. Pour l’accueillir, j’étais devenue une nouvelle femme : le visage reposé, un joli bronzage et une silhouette qui s’était affinée. Tout était réuni pour prendre un nouveau départ dans mon couple, repartir sur de nouvelles bases. J’étais si contente du changement que je pensais qu’à mon retour, tout redeviendrait comme avant. Voulant lui épargner la fatigue d’un trop long trajet, j’avais réservé un hôtel et une table pour dîner le soir. C’était pour moi l’occasion de nous retrouver en amoureux, du moins je l’imaginais ainsi. Mais notre « lune de miel » ne dura pas longtemps. Durant le dîner, il voulut me parler d’une invitation d’un couple qu’il fréquentait. Connaissant la mauvaise influence que l’homme avait sur mon mari, je lui ai calmement fait comprendre que nous pourrions en reparler plus tard et que j’avais beaucoup de choses à lui raconter sur mon séjour. Mais, il se montra insistant et, agacée, j’ai dû lui demander d’arrêter. Nous sommes montés dans notre chambre et il a continué à insister. Voyant que j’étais très déçue par son attitude et peu disposée à l’écouter, il m’a poussée avec fureur sur le lit, s’est mis à cheval sur moi en me bloquant les bras en arrière et m’a mordue. Effrayée, je me suis trouvée bloquée dans l’impossibilité de bouger. Je me suis alors débattue, appelant Dieu pour qu’il me vienne en aide. Il m’a traitée de folle et m’a libérée. Je ne comprenais pas ce qui venait de m’arriver, le choc était tel, qu’assise sur le lit la tête entre mes mains, je ne cessais de prier DIEU en pleurant à chaudes larmes, essayant de calmer, par des balancements, d’avant en arrière, ma tête qui me faisait atrocement souffrir. Me voyant en pleurs, il revint vers moi et me demanda d’arrêter, d’un ton sec, de faire mon cinéma. Constatant que ses paroles n’avaient plus d’impact sur moi, car je ne les entendais plus du tout, il déambula dans la petite chambre se traitant de fou. En quelques secondes, tous les efforts, les sacrifices consentis pour ma cure ainsi que ses bienfaits furent anéantis. Il venait de m’imposer un scénario que jamais je n’aurais pu prévoir parce qu’incompréhensible et qui, pour moi, n’avait pas de rapport avec ma réalité des choses. J’étais incapable de réagir, mais consciente d’avoir subi un réel traumatisme. En s’en prenant physiquement à moi pour la première fois, il avait franchi un seuil et je savais qu’il serait difficile de revenir en arrière, d’effacer cette scène de ma mémoire, marquée au fer rouge. C’est avec chagrin que j’ai fini par me rendre compte que depuis notre mariage, il me faisait subir des violences psychologiques et maintenant en arrivait à des violences physiques. Malgré ma révolte intérieure, il ne m’était pas possible d’en parler. Je n’en avais pas encore la force. Qui aurait pu croire que l’image que mon mari donnait autour de lui pouvait cacher cette déplorable facette de sa personnalité ? J’ai donc préféré ne pas en rajouter en pensant à mes enfants que j’aurais la joie de retrouver le lendemain. Je ne voulais pas gâcher ces retrouvailles que j’attendais depuis si longtemps. Ce soir là, apaisée par la grâce de Dieu, j’eus la chance de m’endormir rapidement et de passer une nuit calme. Le lendemain, après avoir pris un petit déjeuner sans nous adresser la parole, nous avons repris la route de G. Dans la voiture, le silence était tel qu’on aurait pu entendre une mouche voler. Bouleversée, désemparée, le cœur meurtri, j’étais toujours sous le coup de cette violence dont j’avais été victime la veille au soir. Mon mari avait allumé l’autoradio et écoutait de la musique comme si rien ne s’était passé. Il faisait preuve d’une parfaite indifférence à mon égard, je semblais invisible à ses yeux. Révoltée par son attitude irrévérencieuse, je suis passée à l’arrière de la voiture et j’ai ouvert la vitre, prête à me jeter sur la route. C’est alors que j’ai réalisé qu’en accomplissant ce geste fatal, je ne respectai pas la vie que DIEU m’avait donnée et que je privais mes enfants de l’amour d’une mère. Qu’avaient-ils fait pour mériter cela ? Et moi, en quoi pouvais-je me sentir coupable de l’attitude de mon mari ? Quelle était ma faute pour avoir à subir son déchaînement ? J’ai rapidement refermé la vitre en abandonnant ces idées noires. Oui, mes enfants avaient encore besoin de moi. Et j’ai repris ma place à l’avant à côté d’un mari toujours silencieux et incapable de faire preuve d’attentions. J’ai prié Dieu d’avoir la force de sourire lorsque je retrouverai mes enfants à notre arrivée. Je voulais que disparaisse l’empreinte du chagrin sur mon visage pour ne leur laisser paraître que l’image d’une mère heureuse. Mon vœu a été exaucé, Dieu m’a écoutée. Lorsque le moment tant attendu est arrivé, lorsque j’allais enfin pouvoir serrer mes enfants contre moi et caresser mon petit chien, un grand sourire est venu illuminer mon regard.

Nous étions alors en 2008 et j’ai continué à vivre auprès de mon mari comme si rien ne s’était passé. Les enfants avaient déménagé et je me retrouvais seule à la maison avec lui et Q, notre petit dernier. Le climat était de plus en plus tendu au sein de notre couple, je me faisais régulièrement malmener, insulter. À ce moment, j’ai commencé à faire appel aux organismes pour violence conjugale. En effet, le drame que je cachais à mes enfants ne me quittait pas et mon cœur, mon corps souffraient trop. Il fallait que je me protège ainsi que mes enfants. Une fois le contact établi, j’ai pu leur expliquer ce qu’était ma vie. Sans aucune hésitation, la personne au téléphone m’a spécifié que j’étais victime de violence conjugale depuis le début de mon mariage. J’en étais toute abasourdie. Même si je sentais au fond de moi que j’en souffrais, il a été difficile de constater que je faisais partie de ces pauvres victimes maltraitées. Cette violence a pris bien des formes dans ma vie : humiliations, insultes, menaces, contraintes psychologiques, économiques. J’étais confrontée à un mari méprisant, manipulateur, à la critique facile sur mes opinions, mes centres d’intérêt, prétendant que j’étais une personne ne connaissant rien de la vie. Il est certain que ces violences sont les plus perverses, car insidieuses. Elles m’ont laissé des traumatismes indélébiles et destructeurs. Le plus terrifiant c’est que Luc, l’auteur, arrivait à me faire croire que je méritais tout ce qui m’arrivait, que j’étais en fait responsable, incapable d’être à la hauteur dans la vie. J’ai dû lutter contre le poids de la culpabilité et contre l’idée de mettre fin à mes jours.

Profitant du départ de nos grands enfants, il s’en donnait à cœur joie lorsque nous étions seuls. En 2010, il s’est à nouveau montré violent. Pire, comme si cela ne suffisait pas, il a ajouté à cette violence des menaces de mort. J’étais à bout, profondément stressée, dans un état physique déplorable, rongée par des ulcères qui ne voulaient pas guérir et qui me faisaient vomir jusqu’au sang. J’avais subi plusieurs fibroscopies sous anesthésie générale.

 

La  lumière perce dans la nuit

Au réveil de l’une d’elles, alors que j’étais encore sous l’effet des produits anesthésiants et que je délirais dans mon demi-sommeil, une infirmière alertée par mes paroles s’est intéressée à moi. Voyant les troubles psychologiques dans lesquels je me débattais, elle me proposa de voir le psychologue de la clinique. J’ai accepté, car il fallait que je parle. Celui-ci m’écouta avec grand respect et au terme de notre entretien, me rassura quant au sentiment de culpabilité que j’éprouvais, confrontée à ce drame et me conseilla de ne plus me laisser faire. Il m’a fait comprendre que comme toute personne, j’avais un DROIT UNIVERSEL à LA VIE, et au RESPECT DE MON INTÉGRITÉ PSYCHIQUE ET PHYSIQUE et de ma DIGNITÉ. J’étais pour une fois, écoutée, respectée, comprise.
Ma maladie, mon surpoids dû à mon inactivité agaçaient profondément mon mari. Il ne me supportait plus. Je lui inspirais du dégoût et me le faisait bien comprendre. Alors que j’étais fatiguée, au bout du rouleau, je n’ai jamais fait appel à une femme de ménage pour l’entretien de notre maison. Malgré ma souffrance, mon intérieur fut toujours impeccable au grand étonnement de mes amies. Elles se demandaient comment je pouvais faire face à un tel travail avec tout ce que j’endurais.

Dieu m’a sauvée !

N’ayant plus de répit avec ma douloureuse maladie et mes ulcères, très affaiblie et face aux accès de violence répétés de mon mari envers moi, je devais réagir vite car ma vie était en danger. La spirale dans laquelle j’étais entraînée ne me laissait aucune chance. Mes seuls recours étaient de prier avec ferveur et de solliciter les organismes de défense des victimes. Perdue, sans défense, anéantie, il me fallait assurer ma protection ainsi que celle de mes enfants. J’avais connu des moments difficiles, mais là, la situation que je vivais dépassait tout entendement. Un véritable cauchemar ! Le calvaire de ma vie…

De mon chemin de vie, des épreuves que j’ai traversées, j’ai toujours voulu tirer une leçon positive. Ce parcours m’aura permis de m’analyser et de porter un autre regard sur le monde et les personnes qui le composent. Il m’a permis aussi de démontrer les belles qualités que j’avais en moi : la patience, la bonté, l’endurance, la maîtrise de soi, la sagesse, l’humilité, la paix, la joie et l’amour grâce à ma Foi en Dieu.

En écrivant ce livre, je n’ai pas cherché à décharger le trop plein de rancœur, ni à prendre une revanche. Juste un besoin de reconstruction, de vérité avec justesse et amour. Je souhaiterais vraiment que chaque lecteur, d’où il vienne, quoi qu’il ait pu faire ou subir n’en retire que du positif.

À travers ces pages, j’aimerais témoigner pour dire que nous pouvons toujours trouver une main tendue pour nous secourir.

EPILOGUE

Je voudrais humblement souhaiter avoir laissé une empreinte de plénitude, de douceur, d’empathie, de tendresse et d’ ESPOIR pour toutes ces personnes qui auront pu se reconnaître à travers ce livre et avec qui j’aimerai partager cette si belle citation que j’affectionne particulièrement.

« IL Y A PLUS DE BONHEUR À DONNER QU’À RECEVOIR »

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